Alpes-Maritimes. De petits chats s'invitent dans une campagne de sécurité routière : "Si vous roulez vite, je vais mourir, ralentissez !"

lesgardiensdelaroute13 Par Le 11/03/2022 0

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les gardiens de la route

Depuis quelques semaines, une campagne de sensibilisation à la sécurité routière s'affiche en bord de route à Villeneuve-Loubet dans les Alpes-Maritimes. Elle annonce deux morts par semaine... chez les félins. "Si vous roulez vite, je vais mourir. Ralentissez". C'est par ce message affiché en grand format au bord des routes de Villeneuve-Loubet dans les Alpes-Maritimes que la municipalité a décidé de convoquer la cause animale pour faire infléchir la vitesse des usagers de la route. Cette phrase choc, on la doit à Lionnel Luca, le premier édile de la commune, qui a initié cette campagne orchestrée par son adjoint Albert Calamuso, en charge de la tranquillité publique et à la protection animale. A Villeneuve, on est très attachés à la protection animale. C’est le maire qui a choisi les termes de cette affiche.Albert Calamuso, adjoint au maire de Villeneuve-Loubet "L'élément déclencheur, c'est que depuis le début de l'année, on a une hécatombe" dans des zones résidentielles ou sur les routes de l'agglomération villeneuvoise, précise Albert Calamuso. Un chat ne voit clair qu’à 6 mètres, au-delà tout est flou. J’ai ramassé moi-même deux chats écrasés sur la route, pour les mettre de côté." C'est bien le maire, "un amoureux des chats", qui s'est ému de cette situation afin de faire baisser la vitesse sur les routes, et de protéger la vie animale précise son adjoint. Cette campagne a été réalisée en interne, à la mairie, au début du mois de janvier. Un graphiste y a réalisé le visuel de cette campagne qui sera retiré avant la fin du mois de mars. Pas que les chats A Villeneuve-Loubet, les félidés ne sont pas les seuls à subir les abus des fous du volant. "Un oiseau hier matin, des sangliers, et de la faune..." complète la liste des animaux morts sur les routes de la commune. "La semaine dernière, un sanglier a été percuté, en début d’année, c’est une biche" précise même Albert Calamuso. "On peut comprendre que les véhicules roulent vite hors agglomération la nuit, mais les animaux sortent, et il se font percuter. Le maire a l’obligation de procéder à l'enlèvement des carcasses". Ces accidents et leurs conséquences ont un coût pour la collectivité, qui se doit d'ôter des voies de circulation ces cadavres d'animaux. "On a un respect de l’animal, nos policiers sont équipés de lecteurs de puces, que l'on lit, et on prévient le propriétaire. Nous avons recrutés deux gardes nature, deux ASVP qui sont particulièrement sensibles à cela, car il peut avoir envie d’inhumer son animal selon son choix, explique Albert Calamuso, il y a 80% des Français qui considèrent leur chat comme un membre de la famille." Albert Calamuso, adjoint au maire de Villeneuve-Loubet : « J’ai bon dos à vous dire que la sécurité n’a pas de prix ! » "Faire enlever un chat, avec l'équarrissage, c’est environ 100 euros. On le prend à notre compte. Même quand un animal est blessé, nous nous en occupons car nous avons deux conventions avec des vétérinaires. Il faut ensuite justifier ces coûts auprès de la population, sur l'emploi des deniers publics." poursuit l'adjoint au maire. Une campagne inédite Affichée sur des panneaux publicitaires de 4 mètres par 3, ou des formats de 120 centimètres par 176, ce sont 33 emplacements qui ont relayé ce message sur la commune de Villeneuve-Loubet. Un retentissement hors de nos frontières assure Albert Calamuso, qui dit avoir reçu des réactions de l'étranger : "Cet affichage a quand même porté ses fruits, j’ai eu des retours positifs des Villeneuvois, cela a été beaucoup partagé sur internet. J’ai eu deux courriers, de Britanniques et de Belges, pour nous féliciter de cette campagne." Albert Calamuso, adjoint au maire de Villeneuve-Loubet : « Je n’ai pas connaissance d’une autre commune qui ait fait ce type de campagne ». Ce type de campagne est nécessaire pour l'adjoint à la tranquillité publique de Villeneuve-Loubet : "L'avenue du docteur Julien Lefebvre, une parallèle à la 6007, est limitée à 30 km/h, des dos d'âne y on étaient installés, ça a été une levée de bouclier". Un outil de plus dans un arsenal déjà bien étoffé en matière de prévention routière, parfois mieux accepté par les riverains que certains dispositifs.

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