Les dangereuses habitudes des jeunes conducteurs

lesgardiensdelaroute13 Par Le 25/03/2022 0

Dans LA REVUE DE PRESSE

les gardiens de la route

Téléphone au volant, somnolence, vitesse excessive, une étude rapportée par « Le Parisien » évoque le comportement à risque des plus jeunes sur les routes. Sur les routes de France, la mortalité des jeunes de 18 à 24 ans est en hausse en février 2022 par rapport à février 2021 et en baisse par rapport à février 2019 : 38 jeunes adultes tués soit 4 de plus qu'en février 2021 et 10 de moins qu'en février 2019. S'ils ne représentent que 8 % de la population, les 18-24 ans sont la classe d'âge la plus exposée aux accidents de la route. Pour tenter de comprendre ces chiffres, une étude, rapportée par nos confrères du Parisien, s'intéresse au rapport des plus jeunes à la conduite. L'étude pointe différents comportements plus présents chez les jeunes conducteurs que chez les autres. Ainsi, près d'un jeune sur deux (46 %) affirme envoyer des mails ou des SMS au volant, contre 27 % pour l'ensemble de la population. Accrocs aux applications et aux réseaux sociaux, les jeunes ne laissent pas échapper une notification, même s'ils se trouvent au volant. Une enquête publiée en 2020 estimait que 10 % des accidents étaient provoqués par un conducteur utilisant son téléphone. Un rapport conflictuel au Code de la route Mais d'autres facteurs sont ainsi évoqués par les auteurs de l'étude. C'est le cas de la somnolence, cause majeure des accidents chez les plus jeunes, ou encore de la vitesse excessive, notamment chez les jeunes hommes. Certains ont même parfois tendance à considérer les règles du Code de la route comme une simple formalité et l'enfreignent régulièrement. En ce qui concerne le sommeil, 52 % des 15-25 ans affirment avoir déjà continué à conduire alors qu'ils se sentaient en état de fatigue, car ils y étaient contraints. « Les jeunes sont continuellement en manque de sommeil, car ils se couchent tard et sont obligés de se lever tôt pour aller en cours, ce qui a une influence sur leur capacité à faire face à la pression de la somnolence quand ils font un long trajet », explique Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation Vinci Autoroute. Malgré les fréquents messages de prévention appelant à s'arrêter toutes les deux heures, les plus jeunes conducteurs estiment souvent pouvoir conduire 6 ou 7 heures sans pause.

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