Paris. Le premier radar sonore va pister les véhicules bruyants notamment les « motos et scooters débridés »

lesgardiensdelaroute13 Par Le 25/02/2022 0

Dans LA REVUE DE PRESSE

les gardiens de la route

20Minutes 15/02/2022

Le premier radar sonore de Paris a été présenté ce lundi dans le 20e arrondissement. Il doit être suivi ce mardi par un second dans la rue Cardinet, dans le 17e arrondissement - Le premier radar sonore a été installé rue d’Avron dans le 20e arrondissement de Paris ce lundi. Il sera suivi dès mardi d’un second dans le 17e arrondissement. - Il lance une campagne de rodage en situation réelle pour ces appareils qui pourront être homologués dès l’été de cette année. La phase de verbalisation commencera au printemps 2023. - La technologie de ces appareils permet d’identifier les véhicules qui dépassent les normes grâce à huit micros qui captent les sons et mesurent la distance des véhicules. Radar sonore : Première ! Ce lundi, en fin d’après-midi, en présence d’élus et de techniciens, la mairie de Paris a installé le premier radar destiné à contrôler le bruit des véhicules. Apposé sur un lampadaire de la rue d’Avron, dans le 20e arrondissement, il est le premier d’une grande phase de test sans verbalisation. Un second radar doit être installé ce mardi, rue Cardinet dans le 17e arrondissement. « Ces rues ont été choisies parce qu’elles ont deux voies, sont en double sens, avec une bonne visibilité », explique Olivier Chrétien de l’Agence d’écologie urbaine de la ville de Paris. Ces critères seront les mêmes pour les sept autres sites sur lesquels des tests seront réalisés dans l’année. Rodage, homologation, verbalisation Ainsi, pendant trois mois, les différents industriels qui participent au projet pourront tester et roder leurs appareils en situation réelle, avant le lancement d’une phase d’homologation. « Les verbalisations commenceront au printemps 2023, précise Dan Lert, adjoint à la maire de Paris en charge de la transition écologique, leur montant forfaitaire sera de 135 euros. » Tous les véhicules dont le niveau sonore dépasse 85 décibels pourront être verbalisés. « C’est le niveau supérieur aux normes. Par exemple, les poids lourds sont autorisés à monter jusque 84 dB », détaille Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif qui a fabriqué le premier radar posé sur la rue d’Avron. Un décibel de différence peut paraître une mince affaire mais Fanny Mietlicki précise que la mesure du son n’est pas linéaire et qu’une augmentation de 3 dB correspond à un doublement du niveau sonore. Si tous les véhicules sont concernés, Nicolas Nordman, adjoint d’Anne Hidalgo en charge de la sécurité et de la police municipale, ne cache pas que les deux roues motorisés sont particulièrement visés : « Les nuisances sonores sont très souvent le fait de motos et scooters débridés ou trafiqués. » Huit micros, trois caméras, une police municipale Pour éviter les confusions avec d’autres sons de la rue, comme les commerces, les passants et les travaux, Bruitparif a mis au point une technologie complexe à même d’identifier les véhicules. Les radars sont composés de deux « têtes acoustiques », chacun munis de quatre micros qui pointent tous dans une direction différente. Ainsi, les huit appareils captent les mêmes sons, mais dans des angles et à des distances différentes, ce qui permet, grâce à une technologie qui rappelle la triangulation, de déterminer de manière précise la provenance du bruit. Cela permet aussi de cibler le fautif au cas où deux véhicules seraient très proches l’un de l’autre. Pas besoin de craindre de s’approcher trop près des micros, ils mesurent la distance du véhicule et recalcule le niveau du son pour le ramener à 7,60 mètres, soit la distance utilisée pour déterminer le niveau maximum autorisé pour chaque véhicule lors de leurs tests d’homologation sur piste. « Une condition pour donner une valeur juridique aux mesures », précise Fanny Mietlicki. Sous ces micros, on trouve une caméra grand angle qui balaie la rue et identifie les véhicules. Lorsqu’une infraction est repérée, deux caméras LAPI (Lecteur automatique de plaque d’immatriculation), dirigées dans chaque sens de circulation, photographient la plaque d’immatriculation et permettent d’adresser la contravention. Ces verbalisations seront dressées par des unités dédiées de la police municipale. David Belliard, adjoint à la maire de Paris en charge des mobilités, du code de la rue et de la voirie se félicite du lancement de ce programme : « La question du bruit a été un angle mort des politiques publiques jusqu’à aujourd’hui. Depuis le confinement, les nuisances sonores nous remontent comme une priorité pour les Parisiens. Il y a une attente et ces dispositifs y répondent. C’est une question de santé publique. »

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam