PRES DE 70 % DES FRANÇAIS UTILISENT LEUR TELEPHONE AU VOLANT

lesgardiensdelaroute13 Par Le 08/02/2022 0

Dans LA REVUE DE PRESSE

Les Gardiens de la Route

20Minutes avec AFP 04/02/2022

Une hausse vertigineuse par rapport à 2004, où ils n’étaient que 22 % Les Français sont accros à leur téléphone. Même au volant. D’après le baromètre Axa Prévention 2020, 69 % des conducteurs interrogés utilisent leur téléphone en conduisant. Une hausse vertigineuse par rapport à 2004, où ils n’étaient que 22 %. Les smartphones, qui permettent de se parler, consulter ou envoyer un message, changer de musique ou suivre son itinéraire, sont omniprésents, même au sein de l’habitacle d’un véhicule. Si vous avez besoin de décrocher, la 22e édition des journées mondiales sans portable se déroulera du 6 au 8 février. De quoi entamer un sevrage. Un message multiplie le risque d’accident par 23 Car « c’est un fantasme de croire qu’il est possible de continuer à mener ses activités habituelles en parallèle (surtout) conduire », souligne Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention routière. Rouler, est l’activité « la plus forte en termes de charge mentale, c’est prendre une décision toutes les 5 secondes », explique-t-elle. Selon une étude américaine menée en 2009 par le Virginia Tech Transportation Institute (VTTI), écrire un message au volant multiplie ainsi par 23 le risque d’accident. Il l’est par quatre si l’on téléphone, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Lent à la détente Dans son bilan 2020, l’Observatoire national de la sécurité routière (ONISR) estime que la voiture d’un conducteur à l’attention « diffuse » (temps de réaction de 2 secondes) met, à 130 km/h, 54 mètres de plus à s’arrêter que celle d’un conducteur concentré (0,5 sec). Le « défaut d’attention » a justement été relevé par l’ONISR chez l’un des conducteurs dans un accident corporel sur cinq en 2020, et dans 13 % des accidents mortels. Mais cette cause englobe, outre l’usage du téléphone, celui des distracteurs technologiques (GPS, aide à la conduite), dont l’utilisation est également croissante, ainsi que « l’inattention » d’une manière générale. Des « proportions effarantes » La recherche du téléphone comme cause d’accident est seulement effectuée « quand il n’y a aucune autre raison évidente (alcool, stupéfiants, vitesse excessive) », selon Me Vincent Julé-Parade, avocat spécialisé en droit des dommages corporels et droits des victimes. Résultat selon Me Julé-Parade : « on dispose de très peu de données objectives en terme statistiques. Si on avait plus d’éléments, on arriverait à des proportions effarantes ». « L’usage du téléphone est une causalité probablement plus difficile à déterminer que d’autres », reconnaît Marie Gautier-Melleray, déléguée interministérielle à la sécurité routière qui organise jusqu’au 12 février à Paris une exposition de sensibilisation. Suspension de permis 358.858 contraventions pour usage du téléphone ont été dressées en 2020, soit près de 100 par jour, un chiffre jugé « ridiculement bas » par Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. Et si utiliser son téléphone ne constitue pas une circonstance aggravante autonome en cas d’accident (contrairement à l’alcool, les stupéfiants ou la vitesse excessive), l’arsenal répressif a toutefois été durci. Depuis mai 2020, les automobilistes qui commettent une infraction routière avec leur téléphone à la main voient désormais leur permis de conduire immédiatement retenu et encourent une suspension pouvant aller jusqu’à un an. Vies brisées, l'exposition choc en plein air qui alerte sur le danger du téléphone au volant (Sortir à Paris 03/02/2022) L'artiste Simon Berger propose du 3 au 12 février 2022 une exposition de sculptures sur verre, "Vies brisées", en association avec la Sécurité routière, afin d'alerter sur les dangers du téléphone au volant, place de la République. La Sécurité routière présente du 3 au 12 février 2022, sur la place de la République, une exposition choc "Vies brisées", autour des dangers de l'utilisation du téléphone au volant. Simon Berger, artiste sur verre, a mis en scène cinq smartphones de deux mètres, dont les vitres sont brisées après un accident de la route, l'image figée sur une conversation téléphonique. L’exposition en plein air a pour but de contribuer à sauver des vies sur la route, en incitant les personnes qui sont au bout du fil à raccrocher si leurs proches sont au volant. En effet, lire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d'avoir un accident et 10% sont liés à l'utilisation du téléphone sur la route. Pour avoir un impact sur le visiteur, Simon Berger a brisé au marteau des écrans monumentaux de téléphones affichant le portrait d'une victime virtuelle, très réaliste.

Cette installation percutante située sur la place de la République intervient à l'occasion des Journées mondiales sans smartphone prévues les 6, 7 et 8 février. Simon Berger espère que les personnes qui découvriront l'exposition auront "une réaction de fascination et de choc qui leur permette de revenir à la raison en laissant leur téléphone portable hors de leur portée pendant qu'ils conduisent". L'artiste contemporain Simon Berger sculpte des écrans de téléphone et met en lumière le danger du smartphone au volant (Sécurité Routière 02/02/2022) Le constat est simple et connu : toute conversation avec une personne en train de conduire la met en danger. Simon Berger fait apparaître dans des éclats de verre brisé cinq visages sur des stèles hautes de 2,5 mètres et permet par son art à la Sécurité routière d'alerter sur ce risque au moment des journées internationales sans smartphone (du 6 au 8 février). « Si tu conduis, je raccroche » est le nouveau mot d'ordre lancé par la Sécurité routière en septembre dernier. Cette exposition qui nous regarde autant que nous la regardons, nous donne le pouvoir, celui d'éviter que des vies volent en éclat1 Pouvoir qui se manifeste d'un geste simple : raccrocher.2 10% des accidents corporels sur la route sont liés à l'utilisation du téléphone au volant. Lire un message comme un simple « t où ? » revient à quitter la route des yeux pendant 5 secondes. Marie Gautier-Melleray, déléguée interministérielle à la sécurité routière : « Ce qui est vraiment dangereux dans le fait d'utiliser le téléphone au volant, ce n'est pas tellement la maniabilité que l'on perd en tenant son téléphone, c'est l'attention qui est mobilisée par la conversation téléphonique. Il est donc vraiment important d'éviter à tout prix d'engager une conversation téléphonique ou par message si l'on suspecte son interlocuteur d'être au volant. Pour un conducteur, la meilleure solution est d'éteindre son téléphone ou de le mettre sur mode conduite. » La Sécurité routière s'associe à l'artiste Simon Berger pour alerter sur les dangers que représente l'usage du téléphone au volant. L'artiste a symbolisé toutes ces vies qui volent en éclats chaque année en sculptant des visages de personnes victimes d'un accident sur cinq stèles en forme de smartphone. Des accidents qui pourraient être évités si chacun garde à l'esprit cette phrase « Si tu conduis, je raccroche ». Cette exposition est visible du 3 au 12 février 2022, en plein air, sur la place de la République à Paris. A cette occasion, la Sécurité routière rediffusera à partir du 3 février la dernière campagne de sensibilisation en TV et en digital sur le risque routier que représente l'usage du téléphone. Simon Berger, artiste plasticien : « J'espère qu'une prise de conscience se fera. J'attends des personnes qui découvriront l'exposition une réaction de fascination et de choc qui leur permette de revenir à la raison en laissant leur téléphone portable hors de leur portée pendant qu'ils conduisent ». Réalisé par Rémi Bezançon, le film3 met en scène l'acteur Jean-Pascal Zadi, césar du meilleur espoir masculin 2021, et la chanteuse, HollySiz, nominée aux espoirs de la musique 2014, dans une scène du quotidien : une conversation téléphonique entre amoureux où chacun a du mal à raccrocher. Les Chiffres clés Source : ONISR 2020 - 10% des accidents corporels de la route sont liés à l'utilisation du téléphone en conduisant. - Un conducteur qui téléphone en conduisant enregistre entre 30 et 50% d'informations en moins sur la route. - Téléphoner multiplie par 3 le risque d'accident matériel ou corporel. Lire un message en conduisant multiplie le risque d'accident par 23. - Pour une vitesse de 50 km/h, 44 mètres est la distance de freinage d'un conducteur en train de téléphoner (contre 23 pour un conducteur concentré sur sa conduite). - En 2020, plus de 395 000 infractions ont concerné l'utilisation du téléphone ou oreillette au volant.

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